Links Burkina Faso

PRÉSENTATION DU PAYS

http://fr.wikipedia.org/wiki/Burkina_Faso

LES OBJECTIFS DE L’UNICEF

http://www.unicef.org/bfa/french/education.html

Relever le taux de scolarisation au Burkina Faso

Le Burkina Faso est l’un des pays où les taux de scolarisation et d’alphabétisation sont encore les plus faibles au monde. Néanmoins des progrès significatifs ont été réalisés au cours des cinq dernières années. Le taux de scolarisation brut a augmenté de 15% et aujourd’hui 60,1% d’enfants en âge de scolarisation fréquentent l’école contre 45% entre 2001 et 2002. Le taux d’alphabétisation a augmenté de 30% en 2001 à 32,5% en 2005(source : DEP-MEBA, aide mémoire, 8è mission conjointe). Cependant, la situation générale de l’éducation demeure toujours une grande préoccupation.

Ce système éducatif se caractérise en outre par des disparités géographiques tant en termes de taux de scolarisation, qu’en termes de couverture en infrastructures scolaires. Il existe également des disparités relatives au genre (65.7% de taux de scolarisation pour les garçons, contre 54.5% pour les filles). Les taux de redoublements et d’abandon sont aussi élevés. La situation du préscolaire n’est guère plus reluisante avec seulement un taux de 1.17% de pré scolarisation en 2005.

Le gouvernement du Burkina Faso, avec l’appui de ses partenaires au développement, a entrepris de grandes innovations en matière d’éducation, aussi bien au niveau de la petite enfance, que de l’éducation de base avec une attention particulière sur l’éducation non formelle et l’éducation des filles. Le gouvernement a, en effet, élaboré le Plan Décennal de Développement de l’Education de Base (PDDEB) et la Politique Nationale du Développement Intégré de la Petite Enfance (PNDIPE) et se fixe pour objectifs d’accroître le taux de scolarisation à 70% à l’horizon 2010 et à atteindre une éducation de qualité pour tous les enfants en 2015.

 ARTICLES DE PRESSE 

http://www.lefaso.net/spip.php?article56045

 L’éducation au Burkina Faso : Un véritable cauchemar !

mercredi 25 septembre 2013

A moins d’une semaine de la rentrée des classes, les parents d’élèves, les enseignants, les élèves et tout le monde éducatif sont mobilisés à leur manière pour que la reprise soit effective pour tous, malgré les nombreuses difficultés qu’ils rencontrent.

C’est le 1er octobre que s’ouvrent officiellement les classes sur toute l’étendue du territoire Burkinabè. Si pour les élèves, cela constitue une période de retrouvailles et de partages de souvenirs des vacances, elle est au contraire pour les parents une période d’insomnies. Ces derniers, en ces temps-ci, courent de gauche à droite pour trouver de quoi payer les frais d’étude de leurs enfants. Pour ce faire, tous les moyens sont bons pour les assurer

A la recherche de quoi payer les frais scolaires

Pendant que d’un côté les fonctionnaires et autres travailleurs de bureau comptent sur leurs revenus mensuels pour solder ces dépenses, la masse paysanne, les commerçants et autres travailleurs manuels ne comptent que sur les revenus tirés de leurs travaux physiques pour se tirer d’affaires. Pour la majorité du deuxième groupe composé de pauvres et de nécessiteux, ces périodes sont un calvaire en cette période où les frais de scolarité depuis un certain temps ne font que croître.

Les causes…

Depuis les années 1991, notre pays est allé au Fonds monétaire international (FMI). Il a été placé sous Programme d’ajustements structurels (PAS) devenu aujourd’hui SCADD. Sa politique éducative est depuis lors, déterminée et dictée par la Banque mondiale (BM). Cette collaboration exige de faire prendre en charge par les bénéficiaires, les élèves, étudiants et leurs parents une plus grande partie des coûts réels des services qui leur sont offerts.

Cette attitude permet de comprendre aisément pourquoi les tenants du pouvoir tiennent absolument depuis un certain temps et au cours des états généraux qui viennent de se tenir, à procéder aux augmentations de frais d’inscription dans les universités qui doivent passer de 15000f à 50 000f. Même chose dans les établissements secondaires publics dans lesquels les frais grimpent de près de 10 000f dans les années 2000 à plus de 30 000f aujourd’hui. Ces augmentations vont s’opérer dans un contexte de pauvreté où 44 % de la population vit en dessous du seuil national de pauvreté. Cela veut donc dire que les enfants des pauvres n’auront pas accès aux études, puisque ne disposant pas de moyens pour assurer la scolarisation de leurs progénitures.

Autres difficultés que rencontre ce monde

A ces problèmes financiers il faut ajouter la fuite du corps enseignant des établissements publics au profit du privé, plus rentables occasionnant ainsi un manque criard.

Selon l’annuaire statistiques 2011-2012 des Enseignements secondaire et supérieur, le « nombre d’enseignants dans les universités publiques est de 843. Et le ratio étudiant par enseignant du supérieur public est quatre fois plus élevé que la norme de l’UNESCO. Il est de 111 étudiants par enseignant alors que la norme de l’UNESCO est 25 par enseignant. Et c’est l’université de Koudougou qui bat le record avec 372 étudiants par enseignants. Il faut également noter l’abandon des classes par les élèves au profit des sites aurifères suite au boom minier que connait notre pays.

Quelques solutions pour une sortie de crise

Pour résoudre tant soit peu les difficultés que rencontrent les établissements publics au Burkina Faso, des mesures idoines sont en train d’être prises par le gouvernement. Il s’agit entre autres, de la construction d’infrastructures, du recrutement de personnels et d’un renforcement du système de communication entre le gouvernement et le monde éducatif, qu’il soit du public ou du privé. Mais il faut reconnaître que beaucoup reste à faire pour le développement du système éducatif au Burkina Faso.

Article paru dans l’express du Faso

http://news.aouaga.com/h/550.html

Le Burkina Faso ambitionne de porter le taux d’alphabétisation à 60%

Le Burkina Faso a lancé mardi la campagne spéciale d’alphabétisation 2012, dans le cadre de son ambition de porter le taux d’alphabétisation 60% en 2015, contre 28,7% d’aujourd’hui. L’objectif de cette campagne est d’alphabétiser au moins 70.000 adultes et plus de 5.000 adolescents et adolescentes, a indiqué le directeur général en charge de l’éducation non formelle, Rémy Habou, ajoutant que la campagne va concerner toutes les régions du pays et durer 80 jours avec un volume horaire de 400 heures.

Le ministère burkinabé en charge de l’Alphabétisation a fait remarquer que la réduction des heures d’apprentissage et le français oral comme une matière supplémentaire, sont entre autres les avantages de la campagne spéciale d’alphabétisation, une première expérience pour le pays des hommes intègres.
Le ministre délégué chargé de l’Alphabétisation Zackaria Tiemtoré a profité de l’occasion pour inviter l’ensemble des acteurs à plus d’engagements sur le terrain en vue de réussir cette campagne.
Le Burkina Faso a mis en place un plan décennal d’enseignement des langues maternelles afin d’augmenter le nombre d’alphabétisés. L’introduction des langues africaines dans le dispositif éducatif constitue l’un des facteurs clés de la rénovation du système éducatif.
Dans le domaine de l’alphabétisation-formation, les manuels sont disponibles en 22 langues locales et mis à la disposition des Centres permanents d’alphabétisation et de formation (CPAF) par les « opérateurs en alphabétisation ».

Article paru dans Ouaga.com

ATD QUART-MONDE PARLE DE L’EDUCATION

http://www.atd-quartmonde.org/L-education-au-Burkina-Faso-l.html

L’éducation au Burkina Faso : l’importance de concilier une éducation à la fois moderne et traditionnelle

Le Burkina Faso, connu comme le « pays des hommes intègres », est souvent représenté par des statistiques défavorables qui ne mettent pas en avant sa force. Toutefois, il est vrai qu’après le Niger, le Burkina Faso est le deuxième pays au monde à enregistrer les plus mauvais résultats en termes d’abandon scolaire, selon les statistiques de 2004 de l’UNICEF. Au cours des dix dernières années, le taux d’inscription a augmenté de 40% à 79%, mais il reste relativement bas. Les infrastructures sont un réel problème. En effet, même si 100 000 enfants réussissent à obtenir leur certificat, seulement 10 000 peuvent être accueillis pour continuer leur scolarité. Le gouvernement est conscient de ce problème d’infrastructure et consacre 16% du budget national à l’éducation. Auparavant, les aides internationales permettaient de couvrir 30% des dépenses en termes d’éducation, mais aujourd’hui elles ne couvrent plus que 10%.

Lors du séminaire, les participants ont tout de suite ressenti le conflit sur le système éducatif au Burkina Faso, à savoir le conflit entre l’éducation issue des savoirs traditionnels et l’éducation moderne. Il semblerait que ce conflit s’applique également à d’autres pays africains. Sur 16 millions d’habitants, près de 80% travaillent dans le secteur primaire (contre 3,4 % dans le secteur secondaire et 16,4% dans le secteur tertiaire). Malgré les efforts des différents acteurs, l’enseignement dans les écoles ne parvient pas à s’adapter aux aspirations et aux rythmes des communautés, notamment en milieu rural. Cela signifie pour les enfants que s’ils souhaitent acquérir des connaissances en agriculture, ils sont obligés de manquer l’école lors de la période des semailles. Dans le peuple Peul, si les enfants souhaitent apprendre des notions d’élevage de leur famille ou de leur communauté, ils doivent trouver un moment en dehors de l’école pour le faire car le programme académique n’inclut pas ce type de connaissances.

Dans ce contexte, la nécessité de concilier une éducation traditionnelle et moderne apparaît essentielle. Comme nous l’a dit un père de famille burkinabé vivant en situation d’extrême pauvreté : « L’avenir de nos enfants se situe dans l’agriculture et l’élevage. » L’Union Africaine a formulé une recommandation pour que les pays africains s’occupent eux-mêmes des programmes éducatifs et des stratégies éducatives et pour qu’ils ne dépendent pas des stratégies des donateurs, qui souvent accordent des aides pour atteindre leurs propres objectifs. En effet, l’aide étrangère devrait accompagner les objectifs fixés par chaque pays. Toujours selon les recommandations de l’Union Africaine, ces objectifs devraient prendre en considération l’héritage culturel de chaque pays.