Le projet YILIN

Yilin est le nom d’un guerrier, un grand combattant de la région qui a marqué par ses prouesses et ses combats. Nous l’avons choisi comme nom des écoles pour le symbole qu’il représente alliant courage, détermination et réussite.

L’objet du projet YILIN est, dans un premier temps, de créer des écoles pour palier le manque crucial de place au premier et second cycle tout en dispensant un enseignement de proximité et de qualité aux populations environnantes. Ainsi, le but est d’améliorer les taux de réussite aux examens et aux concours, et d’augmenter le taux de scolarisation de la province.

YAKO 110YILIN WEMTENGA février 2015 37

Dans un deuxième temps, nous envisageons de créer des établissements thématiques qui proposeront un enseignement mixant formation générale et formation plus professionnelle. Cela permettra aux élèves d’apprendre aussi un métier et donc d’être plus vite opérationnels sur le marché du travail. Les thématiques envisagées seront aussi variées que les beaux-arts, la communication, l’informatique, le football…

YILIN WEMTENGA février 2015 27WEMTENGA NOV 2015 049

Nos objectifs sont :

–  D’utiliser des enseignants triés sur le volet, compétents, motivés et assidus.

–  De limiter le nombre d’élèves par classe pour permettre un suivi de chacun et garantir ainsi une réussite en fin d’année.

– De fournir aux élèves les livres et fournitures scolaires, les uniformes obligatoires et équipements sportifs.

–  De proposer des frais de scolarité minimum pour permettre à tous l’accès à nos établissements et de maintenir la scolarité de ceux dont les parents n’ont pas les moyens financiers nécessaires.

L’étude du marché a permis de collecter des données et des informations pour la réalisation de ce projet. En ce sens, elle a permis de déceler les besoins au premier et second cycle et de découvrir que la demande dépasse de loin l’offre.

La demande existe

De nos jours, la scolarisation des enfants est une nécessité pour une nation et pour cela, l’Etat burkinabè mène des actions pour lutter contre la déscolarisation des enfants. L’une des actions essentielles est la construction des écoles et la disponibilité d’enseignants pour accueillir et contenir les enfants en âge d’aller à l’école. A travers la création d’établissements scolaires, nous soutenons la politique de scolarisation des jeunes burkinabè.

Ainsi, il y a de nombreux jeunes en âge d’aller à l’école, notamment ceux ayant achevé ou en cours d’achèvement de leurs études primaires et devant entamer les études secondaires (de la 6e à la terminale). Ils sont localisés dans la région du Centre, notamment dans la province du Kadiogo (commune de Ouagadougou) mais aussi dans de nombreuses villes moyennes du pays.

WEMTENGA NOV 2015 115YILIN WEMTENGA février 2015 08

WEMTENGA NOV 2015 158YAKO 019

Taux brut de scolarisation (enseignement secondaire général et technique, tous niveaux confondus) année 2012-2013

 

Nombre d’enfants de 12 à 18 ans

Nombre d’élèves scolarisés

Taux brut de scolarisation

Koubri

136 459

17 767

21,3%

Komsilga

145 926

15 549

12,1%

Tanghin-Dassouri

147 253

16 044

12,8%

Ouagadougou

150 766

110 903

21,5%

Pabré

127 696

16 835

24,7%

Saaba

137 264

16 873

18,4%

Total Région

845 364

103 971

17,9%

Source : annuaire statistique de l’enseignement secondaire du MESS (Juin 2013)

YILIN WEMTENGA février 2015 33

La cible

Les élèves visés pour l’enseignement secondaire du premier cycle sont  essentiellement les lauréats du CEP (fin de primaire) . Pour l’enseignement secondaire du second cycle, les élèves visés sont les lauréats du BEPC provenant des différents collèges. Le besoin est de plus en croissant au fil des années, car les classes de 3e se dédoublent et toutes les écoles sont normalisées. Certains villages possèdent même deux écoles primaires. En guise d’exemple, plus de 129.000 élèves sont candidats au CEP dans la commune de Kadiogo avec un taux de succès sur le plan national atteignant souvent 70 % pour le CEP et autour de 30 % pour le BEPC.

YAKO 034YAKO 094